« Ne suppose pas, si quelque chose t’est difficile que cette chose soit impossible à l’homme. Mais, si une chose est possible et naturelle à l’homme, pense qu’elle est aussi à ta portée. » (Marc Aurèle, Pensées, livre 6, XIX)


Dans la Grèce Antique, les accusés étaient contraints de se défendre seuls, en application du Code de Solon (591 av J.C.). Ils étaient toutefois autorisés à faire rédiger leur discours par un logographe, écrivain public, qualifié de Grand Orateur. La profession d’avocat n’existait pas en tant que telle mais l’idée de défense d’autrui est née en Grèce et à Rome.
Cicéron est l’orateur le plus connu de la Rome antique.
Au VIème siècle l’Empereur byzantin Justinien Ier crée la corporation des avocats.
Le premier serment des avocats remonte au Code Justinien (le corpus justinien deviendra le fondement du droit romain au XIIème siècle pour les juristes occidentaux), l’avocat doit jurer sur les évangiles de ne rien négliger pour la défense de son client et de ne point se charger d’une cause reconnue comme mauvaise.
Le mot « avocat » dans son sens juridique, vient du latin « advocatus » désignant le « défenseur avoué » la personne appelée, celui qui vient en aide, au secours. L’avocat est celui qui fait profession de défendre des causes en justice.
L’avocat est chevalier es-lois, il est assimilé aux chevaliers militaires car il combat lui aussi pour défendre les pauvres et les humiliés, figures de Jésus-Christ.
L’avocat se recrute au début parmi les ecclésiastiques, qui portaient une robe noire, seuls versés dans la connaissance des lois et notamment dans le droit romain.
Puis, la profession est exercée par des laïcs, tout en continuant de revêtir une dimension religieuse incarnée notamment par un avocat devenu pape : Clément IV (1265-1268) et par Yves Hélory de Kermatin (1253-1303), devenu Saint-Yves en 1347 et le patron des hommes de loi, il consacra sa vie à la justice et aux pauvres.
Une ordonnance de Philippe III en 1274 reconnaît aux avocats membres du Parlement la qualité de « corps constitué » (droit au titre de Maître). Ils sont soumis au secret professionnel et le métier d’avocat est organisé.
Parmi les règles se trouve l’obligation de prêter serment, de défendre une cause juste, de recevoir un salaire modéré et d’avoir un niveau de connaissance suffisant pour exercer.
Les Etablissements de Saint-Louis posent les premières règles déontologiques des avocats.
L’avocat est considéré comme un auxiliaire de justice, et à ce titre, se doit de respecter les règles professionnelles applicables.
Le barreau ne débute qu’en 1327 par une ordonnance de Philippe de Valois qui crée le tableau des avocats.
La robe d’avocats a été modifiée au fil du temps. Il s’agissait à l’origine d’une soutane de religieux comportant 33 boutons symbolisant ainsi l’âge du Christ à sa mort.
Aujourd’hui, lorsque les avocats plaident, ils doivent porter une robe noire rappelant la soutane de l’ecclésiastique.
L’avocat est tenu au secret professionnel. Il ne peut divulguer, ni être contraint de divulguer les confidences qui lui sont faites par son client.
L’avocat est indépendant du pouvoir, du juge, du client, et de toute idée préconçue.
Cette indépendance lui permet de s’exprimer librement devant les tribunaux avec immunité de plaidoiries, et lui donne le droit d’accepter ou de refuser une cause en conscience.
Pour devenir avocat, il faut être au minimum titulaire d’un master I en droit, suivre une formation en tant qu’élève avocat, réussir l’examen d’entrée au barreau afin d’obtenir le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) et prêter serment :
« Je jure comme Avocat d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».